Ce blog a déjà raconté l’histoire de l’Américain Ken Leaver, notamment son expérience du traitement des troubles de l’articulation temporomandibulaire, des douleurs à l’épaule et au cou et du « brouillard mental » par la méthode Starecta. Il a ensuite décidé de poursuivre ses expériences avec un appareil ALF et des appareils d’éducation fonctionnelle Myobrace (à présent, il est revenu à Starecta). Dans ce court article tiré de son blog occlivion.com, Ken décrit ses observations sur la concentration et ce qui le faisait rester devant la télévision. Le récit qui suit est raconté à la première personne.

Une chose que j’ai remarquée, et trouvée très intéressante, est la façon dont la correction des déformations crâniennes d’une personne agit sur son attention. Mon histoire est à peu près la suivante. Au milieu de l’année 2014, j’étais dans un très mauvais état, avec du « brouillard mental », etc. Je ne pouvais pas rester à mon bureau plus d’une vingtaine de minutes ; ensuite, je me levais pour prendre un café et marcher un peu. J’en avais tout simplement besoin.

À la fin de l’année 2015, après presque un an d’utilisation de Starecta, je m’étais déjà beaucoup redressé et me sentais bien. Je me souviens que je pouvais travailler à mon bureau toute la journée sans même m’en apercevoir. Mon niveau d’attention était tel que je pouvais continuer à travailler chez moi jusqu’à neuf ou dix heures du soir.

Au milieu de l’année 2017, alors que j’utilisais un appareil ALF et une gouttière — Ken les a expérimentés seul, sans spécialiste —, mon corps s’est « de nouveau tordu » et j’ai senti mon attention s’effondrer à nouveau. Je ne pouvais pas travailler plus de 45 minutes d’affilée et je n’arrivais plus à travailler le soir. À la place, je restais devant la télévision jusque tard dans la nuit.

À la fin de l’année 2017, j’ai commencé à utiliser un appareil d’éducation fonctionnelle Myobrace pour aligner mon occlusion, et j’ai senti mon attention s’améliorer de nouveau. Je pouvais à nouveau travailler le soir et rester longtemps à mon bureau.

Ces observations tirées de ma propre expérience m’ont fait réfléchir aux personnes que nous considérons comme « paresseuses ». Le sont-elles vraiment ? Ou sont-elles peut-être simplement « tordues » physiquement ? Les personnes qui passent des heures sur les réseaux sociaux le font-elles par mauvaise habitude ? Ou le font-elles parce qu’elles ne peuvent tout simplement pas se concentrer, une mauvaise occlusion affectant leur corps — leurs vertèbres, leurs artères et leurs muscles ?

À l’adolescence et au début de la vingtaine, j’étais un bourreau de travail. Je pouvais facilement travailler jusqu’à minuit tout en m’entraînant intensivement. Pendant les deux années environ où mon corps était déformé, j’ai passé autant de temps devant la télévision que l’Américain moyen. Je peux vous affirmer avec une entière certitude que je ne le faisais ni par habitude ni parce que j’avais « commencé à vieillir ». Cela arrivait uniquement parce que mon corps fonctionnait mal à cause de ma mauvaise occlusion. Ni plus ni moins.

Hypocondrie : psychosomatique ou conséquence d’un traumatisme biomécanique ? — ici.
________________
Traduction en russe